-esque

-esque

-esque
Suffixe, de l'ital. -esco, "à la manière de" (ex.: gigantesque, dantesque).

⇒-ESQUE, suff.
Suff. formateur d'adj. dér. de noms communs, de noms propres et d'adj. et qui indiquent une ressemblance, une manière d'être ou d'agir dont on accuse l'originalité dans un sens plus ou moins péj. ou laudatif.
A.— [Le mot de base est un nom commun ou un syntagme complet]
1. [Le nom désigne une chose d'une nature peu ordinaire ou propre à l'ironie ou à la caricature] Cf. aussi arcencielesque rem. sous arc-en-ciel, bacchanalesque sous bacchanale, canularesque rem. sous canular :
festivalesque. « Propre aux festivals ». Je venais de donner quatre matinées festivalesques dans le Cirque des Champs-Élysées (BERLIOZ, Grotesques mus., 1859, p. 262)
feuilletonnesque. « Qui tient du roman-feuilleton ». Cf. FRANCE 1907
grandguignolesque. « Qui est excessif comme un spectacle du théâtre de Grandguignol ». Le nouveau spectacle du Grand-Guignol est donc grandguignolesque (COLETTE, Jumelle, 1938, p. 128)
jourdelanesque. « Propre au jour de l'an ». Sur quelques-unes des publications « jourdelanesques » (MALLARMÉ, Corresp., 1875, p. 88)
juponesque. « Propre aux jupons, aux femmes ». Ma négligence (...) que vous (...) attribuez à des causes juponesques (BALZAC, Lettres Étr., t. 2, 1850, p. 431)
mirlitonesque. « Propre à un mirliton ». Il essaya un début mirlitonesque (MAUROIS, Silences Bramble, 1918, p. 207)
océanesque. « Digne d'un océan ». Des proportions océanesques (DU CAMP, Nil, 1854, p. 87)
ottocentesque. « Propre aux années 1800 (ottocento) ». Devant l'ancienne gare de Termini dans son lourd style ottocentesque (BUTOR, Modif., 1957, p. 221)
paysagesque. « Conforme aux lignes, aux formes d'un paysage ». Le moulin a pris de lui-même une forme plus paysagesque (LAMART., Tailleur pierre, 1851, p. 392)
pinardesque. « Qui a rapport au pinard ». Où le pinard joue un rôle : « toute cette aventure « pinardesque » fait image dans ma mémoire » (BENJAMIN, Sous le ciel de France, 220 ds ESN., Notes compl. Poilu, 1956)
pionesque. « Semblable à un pion ». Aussi vaniteux que pionesque (JAMMES, Corresp. [avec Gide], 1901, p. 181)
tintamarresque. « Du journal Le Tintamarre ou à sa manière ». Des mots d'une observation tintamarresque (GONCOURT, Journal, 1886, p. 547)
tourdeforcesque. « Digne d'un tour de force ». Un roublard du vers maladroitement tourdeforcesque (VERLAINE, Œuvres compl., t. 5, Biogr. (M. Rollinat), 1896, p. 357).
2. [Le nom désigne un animal à la nature, aux proportions souvent très partic.] Cf. aussi animalesque, caméléonesque dér. de caméléon, chatesque en rem. sous chat1 I :
asinesque. « À la manière d'un âne ». Des colères d'ignorants sont devenues [aujourd'hui] ires asinesques (LARCH. Nouv. Suppl. 1889, p. XIV)
crocodilesque. « Qui est propre au crocodile ». L'œuf crocodilesque des traditionnelles usures (BLOY, Désesp., 1886, p. 119)
faunesque. « Qui ressemble à un faune ». Le policeman faunesque numéro 1 (CLAUDEL, Lune, 1949, p. 1283)
grenouillesque. « Qui ressemble à une grenouille ». Leur posture dans l'acte (posture par ailleurs si ridicule : grenouillesque) (MONTHERL., Lépreuses, 1939, p. 1410)
hippopotamesque. « Propre à un hippopotame ». Un petit œil hippopotamesque (GONCOURT, Journal, 1865, p. 128)
mastodontesque. « Comparable à un mastodonte ». L'énormité mastodontesque des tanks allemands (GIDE, Journal, 1918, p. 653)
singesque. « Qui tient du singe, simiesque ». Vieilles dames très singesques (LOTI, Mme Chrys., 1887, p. 208).
3. [Le nom désigne une pers., un type de pers. souvent doué d'un trait caractéristique, comique ou très original] Cf. aussi cardinalesque rem. sous cardinal2, cannibalesque rem. sous cannibale, charlatanesque dér. sous charlatan, clownesque, dandyesque rem. sous dandy :
bellemeresque. « Propre aux belles-mères ». La manière de traiter la terrible gent bellemeresque (FRANCE 1907)
bouffonesque. « Digne d'un bouffon ». Plagiaires aussi de l'empire, les Espagnols empruntèrent le nom de bataillon sacré à la retraite de Moscou, ainsi qu'ils étaient bouffonesques de la Marseillaise, des sanculotides (CHATEAUBR., Congrès Vérone, t. 1, 1838, pp. 60-61)
pachalesque. « Digne d'un pacha ». Une existence pachalesque (NERVAL, Voy. Orient, t. 1, 1851, p. 287)
paysanesque. « Qui concerne les paysans ». Cette vie entièrement paysanesque (LAMART., Confid., 1849, p. 97)
pharaonesque. « Digne d'un pharaon ». Une maison pharaonesque (ROLLAND, J.-Chr., Révolte, 1907, p. 541)
pioupiesque, pioupioutesque. « Qui tient du pioupiou ». Ithyphalliques et pioupiesques Leurs quolibets l'ont dépravé! (RIMBAUD, Poésies, 1871, p. 100). Cf. FRANCE 1907
ratichon(n)esque.(ratichonesque, ratichonnesque) « Propre au ratichon, au prêtre ». Cf. FRANCE 1907
ruffianesque. « Digne d'un ruffian ». Ses façons chattes et ruffianesques (GONCOURT, Journal, 1861, p. 949)
satyresque. « Digne d'un satyre ». Je ne sais quel air satyresque qui relevait son propos (SAINTE-BEUVE, Caus. lundi, t. 9, 1851-62, p. 524)
sultanesque. « Digne d'un sultan ». Kally-Adèle m'a mis des papillotes de ses mains de quinze ans. N'est-ce pas sultanesque? (BARB. D'AUREV., Memor. 1, 1837, p. 105)
tailoresque. « Digne d'un "tailor" ». Fashionable et tailoresque (QUENEAU, Exerc. style, 1947, p. 104)
troubadouresque. « Digne des troubadours ». La pose troubadouresque avait été compromise par la recherche d'un lorgnon (GONCOURT, Journal, 1889, p. 1023).
B.— [Le mot de base est un nom propre évoquant une pers. ou un lieu notoire dont on souligne l'originalité dans une visée souvent péj.]
1. [Le nom propre désigne un lieu] Cf. aussi alhambresque dér. sous alhambra, charenton(n)esque :
vaticanesque. « Propre au Vatican ». Les potins vaticanesques (BOURGET, Cosmopolis, 1893, p. 389).
2. [Le nom propre désigne une pers.]
[En parlant de personnages remarquables du monde de l'art ou de la pol.] Cf. aussi banvillesque, bertillonesque rem. sous bertillonnage, botticellesque, caravagesque, courtelinesque sous courtelinade :
aristophanesque. « Dans le genre d'Aristophane, de ses comédies ». Il est question de l'intérieur aristophanesque (GONCOURT, Journal, 1870, p. 627)
baudelairesque. « Semblable au génie, aux goûts de Baudelaire ». Des amours baudelairesques, des amours avec une femme ventriloque (GONCOURT, Journal, 1885, p. 416)
bonapartesque. « À la manière de Bonaparte ». Dans sa précision quasi bonapartesque (VERLAINE, Œuvres compl., t. 5, Biogr. (E. de Goncourt), 1896, p. 320)
carrachesque. « À la manière de Carrache ». Comment se fait-il que ce détestable style, mou, carrachesque, ait prévalu? (DELACROIX, Journal, 1852, p. 495)
chardinesque. « Dans le style de Chardin ». L'intérieur est resté provincial, normand, « chardinesque » (GONCOURT, Journal, 1874, p. 969)
chateaubrianesque. « À la manière de Chateaubriand ». Les réflexions chateaubrianesques sur la fuite des jours, la chute des feuilles et celle des cheveux (FLAUB., Corresp., 1858, p. 257)
eiffelesque. « Dans le style d'Eiffel ». Inouï (...) Eiffelesque (BRUANT 1901, p. 266)
gionesque. « Dans le style de Giono ». Dîner gionesque (GIDE, Journal, 1942, p. 120)
giottesque. « Dans le style de Giotto ». Les spectateurs habitués aux conventions de l'école giottesque (FAURE, Espr. formes, 1927, p. 210)
gobinesque. « Dans le genre de Gobineau ». Tout le reste de son sang était allemand pur jus, et gobinesque à ravir (L. DAUDET, Ciel de feu, 1934, p. 74)
goyesque. « Dans le style de Goya ». Quelque formule d'art goyesque (AYMÉ, Passe-mur., 1943, p. 40)
hoffmannesque. « À la manière d'Hoffmann ». L'idée vague et hoffmannesque que mon ignorance se formait de celui-ci (VALÉRY, Variété V, 1944, p. 267)
ingresque. « Dans le style d'Ingres ». Un effet ingresque (PROUST, Temps retr., 1922, p. 1025)
julesvernesque. « À la manière de Jules Verne ». Cette tour a quelque chose d'impressionnant, de julesvernesque, un aspect de machine à visiter la lune (LARBAUD, Jaune, 1927, p. 212)
juvénalesque. « Dans le style de Juvénal ». Tant de poésies juvénalesques (BALZAC, Muse départ., 1844, p. 89)
labruyéresque. « Dans le style de La Bruyère ». Cela prendra facilement un facile tour « labruyéresque » (LARBAUD, Journal, 1932, p. 261)
léonardesque. « Dans le style de Léonard de Vinci ». Des mouvements d'une grâce tout à fait léonardesque (PROUST, Temps retr., 1922, p. 715)
louisquatorzesque. « À la manière de Louis XIV ». C'est pas pour deux sous louisquatorzesque! (GYP, Cayenne, 1899, p. 223)
marinesque. « Dans le style de Marino ». En style marinesque (GAUTIER, Fracasse, 1863, p. 362)
martialesque. « Dans le style de Martial ». Des épigrammes martialesques (NERVAL, Illuminés, 1852, p. 24)
michel-angesque, michelangelesque. « Dans le style de Michel-Ange. » Une vigueur toute michel-angesque (GAUTIER, Guide Louvre, 1872, p. 243). La mort de Nana est « michelangelesque » (FLAUB., Corresp., 1880, p. 386)
moliéresque. « Dans le genre de Molière ». Une poursuite moliéresque (GONCOURT, Journal, 1892, p. 311)
montaignesque. « À la manière de Montaigne ». Type que je suis heureux d'avoir qualifié de montaignesque (DU BOS, Journal, 1922, p. 155)
moréesque. « À la manière de Moréas ». Qu'est-ce encore que ce festin moréesque? (VERLAINE, Corresp. [avec L. Vanier], 1891, p. 171)
ossianesque. « Dans le style d'Ossian ». Les froides statues de l'école davidienne s'enveloppèrent de brumes ossianesques (HOURTICQ, Hist. art, Fr., 1914, p. 320)
paganinesque. « À la manière de Paganini ». Le tour de force paganinesque de Sivori (AMIEL, Journal, 1866, p. 516)
péruginesque. « Dans le style de Pérugin ». Raphaël est resté péruginesque toute sa vie (STENDHAL, Hist. peint. Ital., 1817, p. 417)
pétrarchesque. « À la manière de Pétrarque ». La logique pétrarchesque de « l'Héloïse » (MICHELET, Journal, 1830, p. 75)
poussinesque. « Dans le style de Poussin ». Un sens poussinesque de la composition (LHOTE, Peint. d'abord, 1942, p. 30)
raphaëlesque. « À la manière de Raphaël ». Dans cette Rome aimable et raphaëlesque de Léon X (SAINTE-BEUVE, Caus. lundi, t. 4, 1851-62, p. 365)
rembranesque. « Dans le style de Rembrandt ». Une façon toute rembranesque (GONCOURT, Journal, 1883, p. 230)
sardanapalesque. « À la manière de Sardanapale ». Ce souper sardanapalesque (LOTI, Mariage, 1882, p. 116)
scarronesque. « Dans le genre de Scarron ». La lie un peu scarronesque où Molière trempa au début (SAINTE-BEUVE, Portr. littér., t. 2, 1844-64, p. 34)
schumannesque. « Dans le style de Schumann ». Le dernier morceau (inquiet, tourmenté, schumannesque) (PROUST, Sodome, 1922, p. 953)
scipionesque. « À la manière de Scipion ». Une retenue scipionesque (BALZAC, Corresp., 1836, p. 122)
tabarinesque. « À la manière de Tabarin ». À ce degré de farce tabarinesque (CLEMENCEAU, Vers réparation, 1899, p. 279)
titiannesque. « Dans le style du Titien ». Une tête chauve d'une couleur titiannesque (BALZAC, Cous. Pons, 1847, p. 59)
tubalcaïnesque. « À la manière de Tubal-Caïn ». Ce tubalcaïnesque Palais des Machines de notre quatre-vingt-neuf (VERLAINE, Œuvres posth., t. 2, Crit. et conf., 1896, p. 355).
[En parlant de héros légendaires ou popularisés par le théâtre, le cinéma ou le roman] :
bergottesque. « À la manière de Bergotte, héros de Proust ». Il userait non des phrases propres à convaincre les juges, mais de ces phrases bergottesques que son tempérament littéraire particulier lui suggérait naturellement (PROUST, Sodome, 1922 p. 610)
caligaresque. « À la manière du Docteur Caligari, héros d'un film d'épouvante ». Avec les essais caligaresques du Français Robert Florey (SADOUL, Cin., 1949, p. 192)
diafoiresque. « À la manière de T. Diafoirus, héros du Malade imaginaire ». Une scène « diafoiresque », où l'on examinait le fond d'un pot de chambre (GONCOURT, Journal, 1877, p. 1200)
don juanesque. « À la manière de Don Juan ». Une foule d'aventures don juanesques (L. DAUDET, Brév. journ., 1936, p. 39)
eupalinesque. « À la manière d'Eupalinos, héros de Valéry ». Une espèce de chose eupalinesque (VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1922, p. 493)
figaresque. « À la manière de Figaro ». Le jurisprudent figaresque (CLEMENCEAU, Iniquité, 1899, p. 314)
gargantualesque. « À la manière de Gargantua ». Ce tournebroche gargantualesque (FABRE, Courbezon, 1862, p. 99)
guignolesque. « À la manière de Guignol ». Les pages colériques, guignolesques et truculentes de la Correspondance [de Flaubert] (THIBAUDET, Réflex. crit., 1936, p. 81)
polichinellesque. « À la manière de polichinelle ». Une voix un rien « polichinellesque » (GONCOURT, Journal, 1884, p. 402)
rolandesque. « À la manière de Roland ». Très espagnol et rolandesque (THIBAUDET, Réfl. litt., 1936, p. 212)
sherlockholmesque. « À la manière de Sherlock Holmes ». Mes talents sherlockholmesques (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p. 193)
tartarinesque. « À la manière de Tartarin ». Dans les tempéraments à tendance mythomaniaque, de type tartarinesque (MOUNIER, Traité caract., 1946, p. 597)
ubuesque. « À la manière d'Ubu ». Où a-t-il pris cette conception véritablement ubuesque de la famille? (BRASILLACH, Corneille, 1938, p. 284)
3. [Le nom propre désigne une œuvre] :
nibelungesque. « Dans le style des Nibelungen ». Étayé sur des cariatides nibelungesques (ROLLAND, J.-Chr., Révolte, 1907, p. 541)
parsifalesque. « Dans le style de Parsifal ». [Il y a, dans la « Symphonie » de Franck] bon nombre d'harmonies « parsifalesques » (WILLY, Mouche des croches, 1894, p. 38).
C.— [Le mot de base est un adj. qualificatif exprimant souvent une qualité originale ou bizarre que le suff. vient accentuer sinon caricaturer] :
dévorantesque. « Qui montre un appétit dévorant ». Des dynasties dévorantesques (BALZAC, Hist. Treize, préf., 1833, p. 6)
maboulesque. « Maboule, complètement fou ». Coupant les tirades maboulesques de Viviani (L. DAUDET, Clemenceau, 1942, p. 179)
magiquesque. « Féru, adepte de magie ». Plus inclassable qu'aucun des vieillards magiquesques (BERNANOS, M. Ouine, 1943, p. 1494)
sauvagesque. « D'une sauvagerie extrême ». La mort du prince impérial, qui m'a frappé comme une image d'Épinal, tanc elle est violente et sauvagesque (FLAUB., Corresp., 1879, p. 283).
Var. morphol.
A.— Consonne d'articulation :
-lesque : gargantualesque, hugolesque, pachalesque
-nesque : gargantuanesque
-tesque : goyatesque, zolatesque
B.— Changement de graph. du rad. : chateaubrianesque, goyesque, moréesque, rembranesque...
Suff. en concurrence
A.— Avec -ien. — En gén., -ien dénote le génie, le style personnel d'œuvres, d'hommes illustres ou notoires; c'est un suff. essentiellement laud. : appollinien, aragonien, berliozien, érasmien, grahamgreenien, honeggerien, julesvernien, mozartien, puccinien, verdien. Au contraire, -esque révèle et accentue l'originalité sinon l'étrangeté de ces créateurs ou de ces créations : on peut admettre p. ex. que hugolien évoque le poète-mage, le penseur, et hugolesque ridiculise la démesure, la luxuriance de son œuvre. De la même manière, chaplinien s'opposerait à chaplinesque, julesvernien à julesvernesque, etc. Il n'en reste pas moins que l'un et l'autre de ces suff. sont souvent empl. sans intention partic. et que l'interprétation reste au choix du lecteur.
B.— Avec -ique. — Le suff. -ique qui tend à circonscrire son domaine aux sc. et aux techn. sous tous leurs aspects dénote objectivement l'adj. dér., à la différence de -esque qui le charge d'une connotation souvent nettement péj. : océanique, océanesque; philosophique, philosophesque. On peut en outre noter que faunique se réfère à la faune et que faunesque se rapporte au faune de la mythologie.
Étymol. et Hist.
A.— De l'ital. (rarement de l'esp.) -esco provenant du lat. -.
B.— Dep. le XVIe s. jusqu'à nos jours, de nombreux empr. adj. ou plus rarement subst. sont introd. dans la langue.
1. Empr. ital. :
2. Empr. esp. :
Vitalité. Le suff. -esque est encore très vivant auj. surtout pour former des dér. de noms propres. En effet beaucoup de noms de personnages rendus pop. par l'art, la litt., la pol. ont eu un dér. en -esque qui soulignait ou accentuait leur originalité ou leur bizarrerie.
BBG. — DARM. 1877, pp. 207-208. — DUB. Dér. 1962, p. 17, 85, 107. — GIRAUD (J.). Sur les suff. -esque et -ien. Fr. mod. 1962, t. 30, pp. 115-118. — GOOSSE 1975, p. 8. — LAUGESEN (A.-T.). Mots dér. de n. d'aut. R. rom. 1974, t. 9, pp. 263-264. — MAROUZEAU (J.). Note sur la valeur du suff. -esque. Fr. mod. 1958, t. 26, pp. 1-2. — MEYER-LÜBKE (W.). Historische Grammatik der französischen Sprache. II. 2. Heidelberg, 1966, § 140.

-esque
Élément (du suff. ital. -esco) qu'on joint à un nom pour signifier « à la façon de » (chevaleresque : de chevalier).Spécialt. Avec un nom propre. || Une situation ubuesque.REM. Avec les noms propres italiens, il s'agit souvent d'emprunts à un adj. formé en italien (ex. : dantesque).
0 Noter à part âtre (…) et esque : Ce suffixe n'est pas très ancien. Il ne s'est guère développé vraiment que dans la langue moderne. Il signifie à la façon de : des voyages châteaubrianesques, un style dantesque.
Brunot, la Pensée et la Langue, p. 671.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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